Avez-vous déjà remarqué, dans votre entourage, une personne qui a beaucoup changé ? Je ne parle pas uniquement du physique.

Rentrer dans le moule ?

Depuis quelques années, la pratique du sport et le culte du corps arrivent à leur paroxysme. Si vous ne pratiquez aucune activité sportive, vous êtes considéré comme nul.

Nombre d’entreprises focalisent sur la pratique sportive de leurs employés, privilégiant parfois ceux qui adhèrent à une salle ou un club de sport. Fi des lecteurs, des curieux, des apprenants, bref de ceux qui se nourrissent culturellement ou intellectuellement.

Cette pratique est assez symptomatique. Elle évoque clairement la recherche du « prédateur » et ceux qui n’entrent pas dans ce moule sont considérés comme des loosers.

Maigrir, travailler ses abdos…

Dès lors, nombreux sont les pratiquants qui ne cherchent pas, au plus profond d’eux-mêmes, à conserver la santé mais plutôt à se fondre dans un schéma sociétal.

En effet, si à ce jour vous êtes un homme jeune, barbu, tatoué, musclé, vous recevez nombre de regards et attitudes bienveillants.

Pour certains, ce culte du corps (historiquement triste) au détriment du spirituel peut avoir des conséquences dévastatrices sur votre entourage. Il est aisé de constater autour de vous que ceux qui ont beaucoup changé ont aussi subi des modifications comportementales importantes, souvent à leur insu.

En perdant leur image de « bon vivant », certains hommes peuvent développer un esprit de prédateur, ressentir un sentiment de supériorité et penser que tout leur est autorisé. Aucune tranche d’âge n’est épargnée, les quinquas présentant souvent une modification d’attitude plus importante que les plus jeunes.

Le culte d’un corps jeune

Aujourd’hui, il faut absolument rester jeune, faire « djeun’z ». Combien de quinquas tombent dans ce piège de l’image à tous prix ?
Souvent le haut du corps musclé, perché sur des mollets de coqs, agrémenté d’une tenue de businessman à la dernière mode, ces adeptes de la « fonte » n’ont rien à voir avec les sportifs ni ceux qui maigrissent par nécessité de santé.

Le culte du corps et du sport à outrance, agrémentés de la censure et diminution de la liberté d’expression et mise au rebut de l’instruction et du libre arbitre ont ouvert les portes de jours bien noirs.

MAIGRIR, OUI MAIS…

Alors maigrir parce qu’on en a besoin médicalement pour vivre mieux et en bonne santé OUI ! Mais comme on peut et quand on peut. Ce n’est malheureusement pas toujours possible.

Maigrir pour se couler dans le moule et développer des perversions narcissiques NON !

L’Homme ne doit pas être un prédateur pour l’Homme. Il doit développer la tolérance, la bienveillance, l’entraide, l’empathie.
Alors seulement notre société nous proposera des jours meilleurs.

Catégories : Analyse

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